Installations / Sculptures

Projection par sacrifice 
(2011, silicone, mousse expansible, base d’entraînement, 2’x2’x6’)
(2013, hydrocal, peinture uréthane, base d’entraînement, 2’x2’x6’)


Sculpture présentée à la Maison de la culture Maisonneuve dans le cadre de l'exposition HOMA, à la Place des Arts à Montréal dans le cadre d'Art Souterrain et aux Ateliers Jean-Brillant dans le cadre de l'exposition collective Assortiment.








Sur le vif
(2011, plâtre, pigments, bois, acier)

Installation présentée au centre d'exposition CIRCA (Montréal) du 15 octobre au 12 novembre 2011.




Le Club sélect des pantomimes exacerbés
Par Marc-Antoine K. Phaneuf

françois en beau fusil crie sur patrice. Il le surplombe à deux centimètres de son visage et Patrice peine à rester stoïque. Ils ne se doutent pas qu’ils sont faits de matériaux bruts, de plâtre sans finition méticuleuse. Leurs visages sont imparfaits, mais ils s’en sortent bien. Leurs mimiques sont si précises, leurs expressions si criantes, qu’on en oublie leurs imperfections. Ils ont beau être statiques, on croirait entendre François crier et le spectateur en oublie les défauts du moulage. 





francis et médéric font des pitreries. L’un susurre de belles niaiseries à l’autre et ils construisent une chorégraphie faciale qui en laissera peu indifférent. Ils ne se doutent pas qu’ils sont deux exemples parmi d’autres qui reflètent l’histoire de la grimace – toujours en marge de la grande Histoire, elle connaît un regain d’intérêt aujourd’hui. Ils sont des dérivés de l’art de Franz Xavier Messerschmidt, des illustrations de L’expression des passions comme l’entendait Charles Lebrun, deux œuvres qui ont surpassé leur époque – les dix-septième et dix-huitième siècles – pour trouver un sens nouveau et d’autant plus fort dans notre monde contemporain. Si le spectateur n’y voit pas les références historiques, il en comprend toutefois l’inquiétante bonhommie.





les frères montigny-daviau ont rit à chaudes larmes. La poussière retombe maintenant. Il ne reste que des relents, quelques larmes sur leurs joues. Un sourire niais au visage, ils sont exténués de s’être autant esclaffés. Ils ne se doutent pas qu’ils sont dans un lieu public. Leurs rires résonnent encore dans la pièce. Leur scène intime déborde dans la sphère sociale, mais ils continuent comme s’ils étaient dans leur salon, dans leur intimité à eux quatre. 





éric et patrick sont tordus de rire. Dos à dos ils se marrent, à la suite d’un autre de leurs coups foireux. Ils ne se doutent pas qu’ils sont figés sur cette expression à tout jamais. Ils ne se doutent pas qu’ils sont calqués sur des acteurs, pigés dans le répertoire du cinéma, du clown et du mime, et qu’ils trônent sur une scène de théâtre adaptée à leur frasque arrêtée. Ils sont des masques expressifs d’un quotidien exacerbé. Le spectateur y verra, par mille et une références, un moment dont la temporalité dépasse l’objet déposé sur le socle. 





alex et pierrick attaquent clovis. C’est Alex qui mène le bal, Pierrick ne fait que suivre, mais leur rival est mort de trouille et nul ne sait comment l’affront finira. Ils ne se doutent pas qu’ils incarnent une photographie des frères Sanchez, celle avec deux loups qui confrontent un chien. Ils provoquent une situation de puissance, d’inconfort, et le spectateur se voit mêlé à leur querelle.





martial a gueulé. Tellement fort que Fabrice en tombe sur le dos, consterné, la main dans la bouche. Martial fait maintenant une moue de mépris vers son acolyte troublé. Ils ne se doutent pas qu’ils ont été moulés ainsi, qu’ils sont uniques par leur mimique, mais qu’ils proviennent d’un même homme, qui a dû tenir la pose lors du moulage, avec la sensation claustrophobe d’être enterré vivant. Ils ne se doutent pas qu’ils sont des photographies de plâtre, que le moule d’alginate a fonctionné comme un négatif, qui a rendu un faciès, la copie unique d’un rictus performé, maintenu le temps qu’il faut. Le spectateur les voit comme des moments arrêtés, sans comprendre l’effort nécessaire pour maintenir le moment, il se demande plutôt si Fabrice se tient la langue ou la luette. 




Sur le vif - Exposition de maîtrise
(2012, plâtre, pigments, bois, acier)


Installation présentée au CDEX à l'UQAM.






Faux Fini : Le Reflet
(2011, rétroprojection, plastique thermoformé, plâtre, caisses de transport, aluminium)


Installation présentée à l'espace d'art et d'essai contemporains Occurrence (Montréal) du 4 décembre 2010 au 22 janvier 2011.












Faux Fini 
(2008, NTSC, 4 minutes 36 secondes, 720x480)

Vidéo d'art réalisés dans le cadre d'une résidence de production au Laboratoire d’art de Toronto. 








Faux Fini 
(2009, bois, acier, fibre de verre, résine, projecteurs, bannières, 20’x30’x10’)

Installation présentée à la Galerie Sans Nom dans le cadre du 23e Festival International Du Cinéma Francophone En Acadie, 2009.



 Crédit photo : Mathieu Léger


 Crédit photo : Mathieu Léger


 Crédit photo : Mathieu Léger


 Crédit photo : Mathieu Léger